La prise de notes au stylo, pourquoi est-ce (toujours) si important ?

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Pourquoi est-on plus efficace et travaille-t-on mieux en prenant des notes au stylo ? Explications d’une méthode de travail chère à La Rédaction.

La question revient souvent aux oreilles de La Rédaction : pourquoi n’enregistrez-vous pas vos interviews ? Pourquoi ne tapez-vous pas directement ce que l’on vous dit sur votre ordinateur ? Ne gagneriez-vous pas du temps ? Ne vous épargneriez-vous pas une tâche longue et fastidieuse ?

Il est vrai que jusque dans les amphithéâtres des facultés et les bancs des grandes écoles, les tables des étudiants se hérissent aujourd’hui d’ordinateurs portables en tous genres, de tous les formats. Les écrans et claviers ont fait disparaître presque totalement les cahiers, classeurs et autres feuilles de brouillons que noircissaient, autrefois, tous les élèves, même les moins consciencieux.

Les dictaphones numériques et enregistreurs portables font aussi preuve d’efficacité en enregistrant, au raclement de gorge près, l’intégralité des propos d’une personne interviewée, y compris au téléphone. Ils font ainsi, en apparence, gagner un temps précieux et économiser beaucoup d’énergie.

Rassurez-vous, l’ordinateur, le téléphone mobile, ainsi que leurs nombreuses applications et accessoires périphériques ont conquis depuis longtemps la place qui leur revient légitimement, en cette ère digitale, au sein de la Rédaction. Néanmoins, le sacro-saint carnet de notes et le bon vieux « stylographe » occupent – eh ! oui – toujours une place de choix dans notre boîte à outils.

La raison de la conservation de cette méthode ancestrale ? La qualité de son résultat, évidemment ! Car la prise de notes à la main n’a encore jamais été dépassée en efficacité par aucun nouvel outil alternatif.

C’est prouvé et revendiqué par de nombreux enseignants, pédagogues et spécialistes de l’apprentissage : le cerveau humain enregistre, assimile, retient et digère mieux une information en écrivant son contenu à la main qu’en tapant, si rapidement que ce soit, mot à mot, les formulations entendues. Celui qui tape à l’ordinateur pendant que s’exprime son interlocuteur s’enferme dans plusieurs erreurs. D’abord, il perturbe et met en péril l’échange humain avec la personne qui lui fait face en plaçant un écran entre lui et elle. Ensuite, il cherche à restituer le plus fidèlement possible chaque mot qu’il entend, au lieu de consacrer son énergie à la compréhension en profondeur de ce que dit son interlocuteur. La frappe sur le clavier l’oblige à enregistrer chaque détail, au lieu de l’amener, petit à petit, vers la synthèse attendue.

À l’inverse – j’en fais l’expérience tous les jours -, quand je prends des notes à la main, je me concentre pleinement sur les paroles de la personne que j’écoute et je m’applique à restituer ce qu’elle me dit en reprenant ses expressions, mais aussi en reformulant, raccourcissant, résumant ce que je comprends. L’intuitivité et la facilité de l’écriture manuscrite me libère d’une contrainte et me permet de réfléchir en même temps que d’écrire. Je rebondis ainsi plus rapidement sur une idée, je relance la personne, je lui demande un exemple, un détail, une explication, un approfondissement. Cette écoute active n’est dérangée par aucune notification, aucun message inopiné sur mon écran, aucune panne technique. Rien ne me fait perdre le fil du récit de la personne en face de moi. Je me tiens à l’affût de ce qu’elle va me dire, prête à noter le moindre mot pertinent ou significatif. Mon cerveau fonctionne à plein régime…

Et l’enregistrement audio ? Son emploi n’est, tout simplement, pas rentable, car il fait perdre beaucoup de temps inutilement. En apparence, il est, certes, moins fatiguant d’enregistrer les paroles d’une personne que de les écrire sur du papier. Mais le travail de rédaction finale demande une vision synthétique du discours dans son ensemble qui ne peut s’acquérir qu’après une « digestion » de celui-ci. Le rédacteur-enregistreur se retrouve donc obligé de réécouter l’intégralité de l’interview – et de prendre les notes nécessaires – pour parvenir à cette synthèse. Autant faire ce travail d’assimilation en direct plutôt qu’avec un train de retard… Sans oublier qu’une écoute active, stylo en main, permet toujours de s’imprégner mieux des paroles d’un interlocuteur qu’un enregistrement passif. Si le dictaphone garde son utilité, c’est donc surtout pour garder une trace de ce qui a été dit, jamais pour permettre de rédiger plus efficacement un texte.

Rappelons-le, l’une des questions cruciales de notre époque concerne l’intelligence artificielle : quelle place donner à l’homme au temps des robots ? Aux craintes que cette interrogation suscite, je réponds qu’il reste à l’être humain, fort heureusement, le carnet et le stylo – auxquels il convient d’ajouter le cerveau, les oreilles, les yeux et, bien entendu, la main !

Voilà pourquoi La Rédaction continue, encore et toujours, d’utiliser ces outils rudimentaires mais ô combien humains, pour vous fournir des contenus de qualité essentiels à votre communication, conformes à vos besoins, à vos attentes et, bien sûr, à votre authenticité.

Votre métier, c’est l’excellence : optez pour la sincérité. La Rédaction est l’agence qui écrit votre histoire vraie. #communicationauthentique

Dans mon prochain article, je vous ferai part d’une nouvelle expérience de communication authentique.

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Photo : © Pixabay

2018-12-17T11:01:33+00:00 30 novembre 2018|Ecrire pour le papier, Ecrire pour le web|

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