Entrepreneurs, sachez reconnaître vos amis parmi les journalistes!

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Entrepreneurs, vous avez repéré les médias utiles à votre business? Votre travail d’identification et de ciblage ne s’arrête pas là: pour être vraiment efficace dans vos relations presse, touchez précisément le ou les journalistes intéressants pour vous, au sein des médias que vous visez. Apprenez à reconnaître les rôles de chacun pour mieux comprendre qui et en quoi sont les personnes les mieux placées pour recevoir vos informations.

En matière d’information, rien ne sert d’«arroser»: le goutte-à-goutte suffit! Encore faut-il apporter votre eau exactement au bon endroit… Mais comment savoir qui fait quoi en interne? Voici comment procéder.

Étudiez les «ours» des médias.

Il ne s’agit pas d’ours bruns et encore moins d’ours polaires, mais des organigrammes des médias. L’ours («ours» en anglais signifie «les nôtres») n’est autre qu’un encadré situé en début ou en fin de magazine ou de journal papier qui reprend toutes les mentions légales du média et indique les noms des personnes qui y travaillent. Il est plus délicat à trouver dans les pages des médias en ligne (rarement dans la page Contact, plus souvent en bas de page, en tout petit, via un lien intitulé « Qui sommes-nous? » ou « Contacter la rédaction »), et inexistant (sauf exceptions) dans les radios et les TV (y compris sur leurs sites web).

Certains ours sont très généreux en informations (lignes directes des journalistes, adresses mail…), d’autres beaucoup moins (adresse postale, standard téléphonique…). Il n’y a pas de règle ! L’ours n’est donc qu’une première étape: bien souvent, il est indispensable de se renseigner directement par téléphone auprès des rédactions pour savoir qui est le journaliste le plus susceptible d’être intéressé par vos informations. Le mieux est encore de prendre l’habitude de lire/écouter/regarder le média convoité et de traquer les noms des journalistes qui traitent les informations de votre domaine.

Ne vous méprenez pas sur les rédacteurs(trices) en chef.

Vous connaissez le nom du (de la) rédacteur(trice) en chef d’un média que vous ciblez? Vous avez trouvé son adresse mail, sa ligne directe? Ne criez pas victoire trop vite! Hormis dans les (toutes) petites rédactions, cette personne haut placée est rarement celle qui vous sera la plus utile. Certes, ce sont eux les vrais décideurs, qui font la pluie et le beau temps dans «leur» journal. Qui décident, en bout de chaîne, le traitement ou non d’un sujet. Qui détiennent le pouvoir. Mais ne vous méprenez pas. Ils passent l’essentiel de leur temps à accorder leur violon avec le marketing, la publicité, les finances… Et, quand ils trouvent un sujet à traiter, c’est beaucoup plus souvent via leur propre réseau que grâce aux centaines de mails qu’ils reçoivent chaque jour. C’est donc souvent peine perdue que de leur envoyer un communiqué de presse. Mais à toute règle, des exceptions: dans les petites rédactions (de 1 à 4 journalistes) où ils sont au four et au moulin, comme c’est souvent le cas dans la presse spécialisée, ils doivent figurer parmi vos interlocuteurs.

Préférez les adjoints.

A contrario, les adjoints (quand ils existent dans une rédaction : les plus petites rédactions n’ont pas la chance d’en avoir) sont bien mieux placés pour prêter l’oreille à vos informations. Ce sont eux qui examinent, sélectionnent, mettent de côté les informations qui les intéressent – avant de les soumettre à leur rédacteur en chef. Dans les très grandes rédactions, ils sont plusieurs, parfois identifiés chacun dans un domaine particulier: si c’est le cas, adressez-vous à celui qui vous semble le plus proche de votre secteur d’activité.

Repérez les chefs de rubrique.

Certaines grandes rédactions disposent de chefs de rubrique (dits aussi chefs de service): ils dirigent une équipe de journalistes dans un domaine particulier (par exemple, la décoration dans un magazine féminin). Ils vous sont particulièrement utiles car vous connaissez d’emblée le secteur qui les intéresse. Cela vous évite d’envoyer inutilement vos informations aux autres services. Les rédacteurs qu’ils encadrent peuvent être intégrés (ils travaillent en permanence dans la rédaction) ou bien pigistes (ils sont des collaborateurs extérieurs).

Ciblez les rédacteurs, les vrais.

Le meilleur ami que vous puissiez trouver parmi les journalistes, c’est le rédacteur (dit aussi reporter) qui suit, lui, précisément l’actualité de votre secteur. Et qui écrit et signe les articles ! Mais il n’est pas toujours identifié dans l’organigramme d’une rédaction. Prenez donc le temps de noter les signatures dans les médias que vous ciblez. Et dans le doute, prenez votre téléphone pour demander ou vérifier directement à la rédaction qui est le journaliste qui traite les informations de votre domaine. On pourra vous indiquer un ou plusieurs noms. Demandez les lignes directes, les adresses mail: elles vous seront bien plus utiles que celles du rédacteur en chef! Et surtout, ne négligez pas les pages pratiques, les agendas, les articles courts (brèves). Ils ne sont pas toujours signés, mais derrière chacun d’entre eux se cache un journaliste aussi important pour vous, voire plus, qu’un «grand reporter»…

Dans mon prochain article, ce sera au tour de la notion de reconnaissance (dans le monde de l’entreprise) d’être passée au crible…

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Photo : Fotolia

2016-12-27T18:23:09+00:00 26 septembre 2016|Relations médias|

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