Les 5 règles des bonnes relations avec les journalistes

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Entrepreneurs, vous avez envie que les médias parlent de vous ? Voici les 5 règles de base qui vous permettront de comprendre ce qu’attendent les journalistes… de vous !

Vous avez besoin d’un article de presse pour vous faire connaître, renforcer votre crédibilité, attirer de nouveaux clients? Avant de vous lancer à corps perdu dans une opération de relations médias, cernez bien les attentes de votre futur interlocuteur : le journaliste.

Le journaliste se nourrit d’informations (et il a toujours faim).

Le journaliste cherche en permanence des informations. Il a une page blanche devant lui, à remplir impérativement. Et vous pouvez l’aider! Mais attention: il n’a besoin d’aide ni pour écrire, ni pour se déplacer, ni encore moins pour savoir et décider ce que son média va diffuser. Il doit simplement (et c’est déjà beaucoup) trouver et traiter des sujets intéressants pour ses lecteurs/auditeurs. Votre but est donc de lui transmettre des informations.

Le journaliste est submergé (il boit la tasse tous les jours).

Un journaliste est extrêmement sollicité, par de nombreux acteurs (notamment les attachés de presse) qui lui envoient une multitude d’informations, qu’il passe son temps à trier. Il est aussi happé par l’actualité quotidienne, par tous les faits qui surviennent sans crier gare et qui sont susceptibles d’intéresser ses lecteurs/auditeurs. Nous n’allons pas entrer dans le détail du flot d’informations qui l’assaille chaque jour, mais c’est colossal, entre les fils d’actualités des agences de presse qu’il consulte plusieurs fois par jour, tout ce qu’il suit, lit, entend et voit dans les autres médias (et sur les réseaux sociaux), les infos qu’il reçoit de la part des attachés de presse (encore eux…) et de multiples interlocuteurs officiels et officieux (vous, par exemple), dans les domaines qui lui sont confiés : justice, politique, économie, sports, culture… Entre le téléphone qui sonne sans arrêt, la boîte mail qui explose et les réseaux sociaux en surchauffe, le journaliste frôle chaque jour la noyade. Il croule littéralement sous les infos. Mais au final, il en sélectionne peu, en comparaison avec les tonnes qu’il reçoit. Prenez-en conscience pour être efficace : envoyez-lui une information réellement pertinente et intéressante, sinon elle passera à la poubelle en moins de temps qu’il ne faudra pour la lire !

Le journaliste est terriblement pressé (il court tout le temps).

Ne perdez jamais de vue que, dans un temps extrêmement court, un journaliste doit recueillir l’information, la mettre en forme (écrire, monter un reportage radio ou TV) et… passer au sujet suivant. Même si certains médias ont une fréquence de parution assez longue (hebdomadaires, mensuels, bimestriels, trimestriels…), le temps leur est toujours compté, car leurs équipes de journalistes sont plus réduites, et on demande à chacun des articles ou des formats de reportages plus longs et plus nombreux dans chaque numéro. Votre but sera donc d’envoyer une information rapide à lire et à comprendre (pas le roman de votre vie!). Il vous faudra aussi vous mettre à sa disposition immédiate s’il demande à vous parler ou à vous rencontrer, et lui consacrer le temps dont il a besoin pour écrire/tourner/enregistrer son article/reportage. Plus vite et mieux le journaliste est servi, plus il est content !

Le journaliste manque de moyens (de plus en plus, hélas).

Le journaliste n’a pas toujours la possibilité de faire appel à un photographe ou à un preneur de son, et il doit, de plus en plus souvent « tout faire lui-même » (photo, son, vidéo…). Bien souvent, il doit être au four et au moulin et produire de plus en plus de sujets dans un temps limité, car les rédactions sont moins riches que par le passé. Un journaliste sera donc ravi, par exemple, que vous mettiez à sa disposition des photos professionnelles, de bonne qualité, voire une vidéo. Apportez-lui toutes les informations pratiques pour qu’il vous joigne facilement, accueillez-le avec le sourire, répondez simplement et honnêtement à ses questions, encouragez-le à revenir vers vous pour avoir plus d’informations (éventuellement sur d’autres sujets). Plus on donne au journaliste, plus il est content. Mais il n’est pas question de lui faire le moindre cadeau (produit, service…) pour l’appâter! En revanche, n’hésitez pas une seconde à le remercier chaleureusement d’avoir bien voulu vous rencontrer (la politesse, c’est rare, et c’est toujours apprécié).

Le journaliste est jaloux de sa liberté (et en plus, il est susceptible).

En aucun cas, un journaliste ne se sent obligé de traiter l’information que vous lui envoyez (c’est d’ailleurs pour cela que le cadeau « pour l’appâter » ne fonctionne pratiquement jamais). Le journaliste dispose de l’entière liberté d’informer sur ce qu’il souhaite, comme il le souhaite. Et, en aucun cas, il n’attend de vous que vous produisiez vous-même l’article ou le reportage. Vous n’êtes pas là pour travailler à sa place, au contraire! Le journaliste a besoin d’une information « brute ». Son métier est justement de la mettre en forme à sa convenance pour ses lecteurs/auditeurs. À vous de lui fournir la matière première, et seulement la matière première. Ne vous épuisez donc pas à tenter de lui « mâcher le travail »: vous courriez à l’échec. N’oubliez pas d’être concis si vous voulez que votre information soit lue jusqu’au bout… Et, pour bien faire son job, le journaliste a besoin, de toute façon, de venir prendre l’information à sa source, donc de la recueillir auprès de vous, même si vous lui avez déjà écrit 12 pages! En vous lançant vous-même dans la rédaction d’un article, vous perdriez donc votre temps. Vous risqueriez, en plus, de rendre invisible ou illisible la bonne information, celle qui aurait intéressé le journaliste, dans un océan de données secondaires, sans intérêt pour lui… et donc de passer bêtement à côté d’une parution.

En résumé donc, pour attirer un journaliste :

  • envoyez-lui une information – et seulement une information,
  • transmettez-lui une idée de sujet alléchante, qui l’intéressera vraiment, c’est-à-dire qui sera utile à ses lecteurs/auditeurs,
  • exprimez-la en un message court, allant à l’essentiel,
  • fournissez-lui des éléments concrets d’illustration (belles photos…) et des moyens d’aller plus loin (vos coordonnées !),
  • n’écrivez pas le sujet à sa place,
  • placez-vous ainsi dans un échange gagnant-gagnant : « Je te donne une info, tu parles de moi en retour ». Et abandonnez de suite toute position d’infériorité du genre : « S’il vous plaît, monsieur ou madame la journaliste, vous pourriez parler de moi dans votre journal ?… »

Dans mon prochain article, ce sera au tour de la notion de reconnaissance (dans le monde de l’entreprise) d’être passée au crible…

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2016-12-27T18:10:35+00:00 12 septembre 2016|Relations médias|

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